Ces petits détails qui rendent la vie plus belle...
Dans nos vies agitées, on ne prête plus tellement attention aux petits détails. Et on perd en réalité l’essentiel. De plus en plus d’ouvrages, de Sherlock Holmes aux livres de bien-être, nous enjoignent de faire attention à ces petites choses que nous ne voyons plus, que ce soit notre corps, notre respiration, les petits bonheurs qui jalonnent la vie. Didier Serplet met magnifiquement cette idée en image. Et la dépasse même.
« L’inutile, c’est subversif »
Didier Serplet a voulu photographier ces éléments d’architecture urbaine qui nous obligent à baisser la tête pour les regarder. Il est fasciné par ces choses, utiles avant de devenir inutiles, vouées à disparaître aux yeux des passants d’abord, dans le paysage urbain ensuite. Elles ont pourtant beaucoup à dévoiler, sur l’histoire, le style de vie de leurs habitants, mais aussi sur nous-même, par leur invitation à l’imaginaire, à la poésie.
Une trilogie à deux mains
Didier Serplet est un artiste qui se passionne depuis toujours pour les lieux de mystère, les objets à l’abandon, qui le rapprochent de la terre. Sa fascination pour les regards, ou plaques d’égout, l’a mené à parcourir l’Europe pour les traquer. Il a également travaillé sur les gratte-pieds de Bruxelles, ces petits creux près des portes d’entrée qui servaient à retirer la boue de ses semelles. Et en#n plus récemment il nous parle des soupiraux, ces ouvertures au bas des maisons qui permettent de faire entrer l’air et la lumière de façon d’autant plus vitale que les anciennes cuisines-caves abritent désormais bien souvent des appartements.
Symbiose de l’image et du texte
Puisque tourner des pages est encore plus rapide que de marcher dans la rue, Werner Lambersy et Maurice Culot ont prêté leur plume aux photographies de Serplet. Comme une invitation à regarder vraiment l’image, à s’y attarder pour mieux s’en imprégner, sublimant par leur poésie celle de la photo, et de l’objet concret qu’elle met en lumière.
Une exposition au CIVA
A l’occasion de la sortie des « Laissés-pour-compte du petit patrimoine », la Fondation pour l’Architecture, rue de l’Ermitage à Bruxelles, propose une autre façon de s’imprégner du monde de Serplet avec une exposition de plus de 150 photographies du 13 avril au 13 mai 2012!
Bruxelles ma belle
Pour le photographe français, la ville est un acteur à part entière. Il aime particulièrement notre capitale dont il déflore les pièces victimes de rejet, pour mieux les révéler. Ses livres, ses photos nous offrent ainsi une nouvelle façon de découvrir Bruxelles et surtout d’apprendre, ou de réapprendre, à la regarder vraiment, et, partant, à nous considérer en son sein.
55 rue de l'Ermitage - 1050 Bruxelles / Tel : 02.642.24.80 / [email protected]
Entrée gratuite
Du mardi au vendredi de 12h à 18h. Les samedi et dimanche de 10h30 à 18h. Fermé le lundi.
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Anne-Sophie Dekeyser
Attachée de presse
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